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titre Nauf Francais

 

présentation

« J’imagine un spectacle grotesque,
déraisonnable, excessif, drôle et poétique,
où Dieu nous regarde et se fout de nous.
Un monde à la Fellini. »

Barthélemy Bompard

Le tableau du radeau de la méduse est un manifeste politique et social. C'est également la métaphore que Barthélemy Bompard a choisie pour aborder l'échouage de notre bateau « démocrapitaliste ».

La nuit. Bruit de klaxons, de bus, de voitures qui freinent. Dans l'immense mer humaine d'une ville en ébullition, sept personnages crus comme la viande, acides comme la mauvaise sueur, drôles comme le malheur chez les autres...oscillent entre outrance et déchéance. Parabole de l'époque, débauche impudique, farce pessimiste, paroxysme du chacun pour soi. Déguisés dans un tourbillon de couleurs grinçantes, ces poules, coqs, canards et autres êtres hybrides de la haute basse-cour s'embarquent dans une orgie picturale jusqu'à boire, manger, jouir et exploser.

Dissous dans le gros sel de leurs excès, emportés par les ressacs des mondes entrechoqués comme en un terrible tremblement de mer, ils se retrouvent perdus au milieu du septième continent. Sur fond de musique expérimentale, d'interventions vocales et de frottements de sacs plastiques, ils vacillent... Abandon-prière-hystérie-larmes-au secours-trouver sa place-espoir-prostré- équilibre-déséquilibre-hallucination-canibalisme-joie-folie-peur... L'horizon n'est plus à leurs pieds, sur le tarmac dur de l'action et de l'apparence mais exposé au vent de leur tréfonds.

Entre folie et solitude, la ligne de démarcation est infime et infinie.

note d'intention de l'auteur

Quand la Méduse s’est échouée,
le capitaine du bateau a fait évacuer l’épave
et a
déterminé qui irait sur les chaloupes de secours ou sur le radeau.
Cent soixante-
quinze personnes ont été désignées
pour finir le voyage sur l’embarcation
de fortune ! 
Dans un premier temps,
tout le convoi était arrimé mais étant donné sa lourdeur,
le capitaine a coupé la corde qui reliait les canots
de sauvetage au radeau et ce dernier est parti à la dérive.

A la folie, au suicide, au meurtre, à la faim...
ne subsisteront que quinze

personnes, majoritairement des hauts gradés !

Que ce soit en 1816 ou en 2013 quand il y a naufrage,
ce sont les fragiles qui se
retrouvent sur le radeau de la galère ;
les autres, les responsables du naufrage 
sont sur les chaloupes de secours.

Tempête sociale, politique et existentielle à travers le drame d’un naufrage.

Le radeau de la méduse est la métaphore que j’ai choisie
pour aborder l’échouage de notre bateau « démocrapitaliste »,
piloté par des grands capitaines
qui nous ont lamentablement échoué sur le banc de la consommation,
de la mondialisation et de l’immoralité.

tableau 1 james ensor       tableau 2 james ensor
© James Ensor / Intrigue © James Ensor / Le Grand Juge         

naufrage 442

distribution

un spectacle de Barthélemy Bompard
assisté de Nicolas Quilliard

mise en scène Barthélemy Bompard
assisté de Judith Thiébaut pour les chorégraphies
assisté de Jean-Pierre Charron pour le travail vocal et sonore 

inventé et interprété par Armelle Bérengier, Dominique Bettenfeld, Eric Blouet, Thérèse Bosc, Jean-Pierre Charron, Céline Damiron & Nicolas Quilliard

création musicale  Laurent Bigot,
avec la participation d'Olivier Noureux au tuba

création des costumes  Marie-Cécile Winling

réalisation des costumes Marie-Cécile Winling et Catherine Sardi

conception du décor Dominique Moysan

construction du décor  Dominique Moysan, Laurent Desflèches

technique et régie lumière Djamel Djerboua

technique et régie son Nicolas Gendreau

production et diffusion Vinciane Dofny, Marjolaine Lopez, Sandrine Morel

 dossier artistique

Kumulus - Naufrage   icone pdf 512     

aides à la création et soutiens

Aides à la création et soutiens :

Atelier 231 | C.N.A.R. à Sotteville-lès-Rouen

Le Boulon | C.N.A.R à Vieux-Condé

Le Citron Jaune | C.N.A.R. à Port-Saint-Louis

La D.G.C.A

Lieux Publics | Centre national de création à Marseille

Le Moulin Fondu | C.N.A.R. à Noisy-le-Sec

La Paperie | C.N.A.R. à Saint-Barthélemy d'Anjou

Le Parapluie | Centre international de création artistique à Aurillac

Pronomade(s) en Haute-Garonne | C.N.A.R. à Encausse-les-Thermes

Quelques p'Arts... Scène Rhône-Alpes | C.N.A.R à Boulieu-lès-Annonay

vidéo photos

 

Teaser - août 2015 - Christina Firmino | 6'16

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extraits de presse

Cassandre / Horschamp

Par Bruno Boussagol

Rien qu’une ondulation de plastique sur de l’eau morte

La troupe qui m'a bouleversé samedi dernier existe depuis trente ans environ. Elle ne transige jamais sur le contenu. La dramaturgie est toujours fouillée. Le niveau de jeu très élevé. La scénographie subtile. Presque à chaque création : une invention linguistique. Là en plus, un univers musical et sonore jouissif (Laurent Bigot). Travail de troupe, travail d'artistes.

Naufrage, tel est le nom du nouveau spectacle de Kumulus. Barthélémy Bompart, le metteur en scène, s'est inspiré du chef-d'œuvre de Théodore Géricault : Le Radeau de la Méduse, un tableau magistral de 5 mètres sur 7… Le Naufrage de la compagnie Kumulus est particulièrement cruel car il est nôtre. Je ne dévoilerai rien, autant que possible. Juste donner l'étendue des dégâts. Nous sommes dans un univers beckettien dont les héros seraient au hasard : Michèle Alliot-Marie, Carla Bruni, Anne Lauvergeon, François Pinault, Bernard Arnault, Bernard Tapie et dans le rôle du serviteur, Claude Guéant. Il ne se passe rien... mais à très grande vitesse ! Transactions, échanges, copulations, rires, invitations, voyages, exposition d'art contemporain, délation, surveillance, adoration, séduction...

Une première demi-heure jubilatoire durant laquelle les corps des spectateurs sont pris de vibrations nerveuses. Nous sommes séquestrés autour d'une plateforme tropézienne, spectateurs à la fois désirants, offusqués, érotisés, frustrés, hilarisés, désespérés. Et puis arrive le naufrage de ce monde dans lequel nous sommes embarqués à notre corps défendant. De l'encombrement de Saint-Tropez, nous voguons vers l'immensité et la désolation de ce septième continent d'où personne ne viendra nous sauver.

Génie de cette troupe qui, avec quelques accessoires, des costumes magnifiques d'ironie, et de justesse sémiologique, un dispositif scénique puissant, ingénieux et économe nous transporte littéralement.

Naufrage de l'être et du paraître montré, joué, décomposé par sept comédien(ne)s au sommet de leur art. À la fin, nous avons rejoint l'ondulation du plastique sur de l'eau morte. Si la catégorie « chef d'œuvre » existait dans le théâtre de rue, c'est ainsi que je qualifierais Naufrage.


Libération

Paul Lorgerie

L’humain à vau-l’eau

Naufrage avance timidement sans que le spectateur ne se perde dans les eaux qui divaguent, avec quelques longueurs qui ne font que donner le temps au tableau de Théodore Géricault de se reproduire par la chorégraphie des comédiens. Laquelle s’étire lentement, des ripailles délurées initiales vers une description physique de la folie, tandis que la fuite de tout espoir gagne le regard d’abord goguenard de personnages en déroute.


Médiapart

Jean-Pierre Thibaudat

Montent sur le radeau trois hommes et trois femmes en habits soignés d’une autre époque, des corps gonflés d’orgueil, de nourriture trop riche et de suffisance. Au pied de la passerelle  un serviteur souffre-douleur a préparé des flutes de champagne. Ambiance mondaine et décadente. Le rythme, les saccades, les trilles sont très travaillés. On se toise, on se lance des vannes, on pépie, on cancane dans une gestuelle très chorégraphiée. On se croirait dans un film de Buñuel projeté un poil au ralenti.
Au moment où l’ennui commence à poindre, tout se dérègle : le radeau, amarres coupées, part en haute mer, dérive, tangue. Une aristocratie en perdition qui, faute de nourriture, est à deux doigts de se cannibaliser et de manger le serviteur affublé soudain d’une tête de cochon. Bel aller-retour entre le radeau  pauvre en nourriture mais riche en sacs en plastique désespérément vides, que les convives  jettent à la mer venant ainsi grossir cette énorme pollution et finir, poison mortel, dans les ventres des poissons. 


France 3 Auvergne

Extrait du JT du 20 août 2015 / Reportage de Laurent Pastural et Valérie Riffard

Un spectacle dérangeant qui se termine sur la dénonciation des naufrages, tristement contemporains ceux-là, des migrants en Méditerranée.


L'humanité

Géraldine Kornblum

La compagnie Kumulus avec Naufrage et sa vision acerbe de l’échouage du bateau  «  démocrapitaliste » dans la tempête sociale et politique.


Danser

Thomas Hahn

Une réception, un bal. Mondain et fantaisiste comme dans les années les plus folles. Des costumes qui sont un spectacle en soi : opulence chromatique et extravagance des accessoires chez les femmes, élégance mondaine côté hommes. On baratine, on rit artificiellement, on s’enivre. Suite logique : une partie de bunga bunga, boostée au champagne. Et soudain, caricaturalement, ils ont l’air de se sucer mutuellement. Mais en vérité ils soufflent. Seins, fesses et bustes prennent des dimensions fantasmagoriques comme quand on perçoit l’autre à travers un désir impatient, sous l’effet de l’alcool.
Tout est dans le détail, dans l’excellence de ces acteurs corporels hors pair, dans les images. Quand le vernis craque, ils remettent une couche - de maquillage.  Comme pour mieux conjurer Dionysos, on se grime de toutes les couleurs. Naufrage prend alors des allures de spectacle de clown, sans chercher à faire rire.
Comme dans un cauchemar, le radeau se met à tanguer et les fêtards se réveillent sous les déchets du monde de la consommation, cette méduse industrielle qui les avait tous enrichis en jetant ses déchets à la mer. Aussi, la compagnie nous renvoie au Radeau de La Méduse, à l’immoralité d’une société capitaliste résumée dans l’histoire des naufragés de la funeste frégate.


Théâtre du blog

Edith Rappoport

Sur un radeau qui tangue, hérissé d’un long mât rempli de sacs en plastique, une fête réunit des collèges de travail, personnages boursouflés et grimés à outrance, qui ne tarde pas à dégénérer en une bacchanale sauvage. Hommes et femmes s’étreignent tête-bêche, se sucent à l’envi, sans distinction de sexe avec une ardeur désespérée. Tout le monde finit par s’endormir, puis se réveille, en se dépouillant de ses bedaines, faux seins et d’une partie de ses masques colorés. Le radeau tangue de plus en plus, et tous vont retirer les sacs du mât pour les jeter autour du radeau, après s’en être coiffé ou revêtu.
Dans cette mer déchaînée qui ne leur offre aucune issue, les sept protagonistes semblent de plus en plus désespérés!  Interprété avec vigueur par une troupe rompue aux aventures de Kumulus, ce spectacle fascine la majorité des 800 spectateurs, rassemblés autour du radeau mais en dérange certains.

fiche technique

fiche technique (évolutive)

SPECTACLE JOUÉ EN EXTERIEUR ET EN INTERIEUR

12 personnes en tournée dont 7 comédiens, un directeur artistique, deux techniciens, une habilleuse-maquilleuse et une chargée de production.

 espace nécessaire

Espace de jeu : 10 m par 10 m

Sol plan (plat et de niveau)

Les spectateurs se positionnent tout autour de l'espace de jeu

Extérieur : lieu calme sans circulation (ex : parking, place, cour intérieur...)

entouré de bâtiments ou de murs sur la longueur (pour l'acoustique) avec les éclairages parasites du site coupés

Intérieur : hangar, cirque en dur, théâtre avec des gradins amovibles

Jauge : 700 personnes environ

Accès poids-lourd (11 m)

Prévoir un parking proche du lieu de jeu pour le PL et un transporteur 9 places

Repérage souhaitable

plan-de-scene

décor fourni

Un plateau de 3 m sur 4 m sur une chambre à air avec un mat de 5,6 m

de hauteur. Le mat pourra avoir occasionnellement une hauteur de 5 m.

Poids : 400 kg, divisé en 4 morceaux de 100 kg chacun.

La totalité du système son (HP, amplis, multis) et les projecteurs lumière

matériel à fournir

1 bloc gradateur 12 circuits de 2,5 KW minimum avec une alimentation électrique séparée

Une console lumière 12 circuits minimum

2 x 16A à la régie son

2x 16A à la régie plateau pour les compresseurs d'air

1 éclairage pour le public graduable à la console lumière

Petit gradin 3 étages ou 250 chaises ou bancs autour de l'espace de jeu ainsi que des tapis ou moquettes si des spectateurs sont assis au sol (les 4 angles doivent être libres pour le passage des comédiens)

10 m de passage de câbles en « capa 100 » ou « capa junior » (air, son et lumière)

Une pro-tente de 3m x 3m et une poubelle


montage

la veille de la première représentation ou de la répétition

personnel nécessaire

2 techniciens pour le montage et démontage du décor (3h montage, 2h démontage)

Prévoir un gardiennage du site lors des coupures repas, ainsi que la nuit s'il y a plusieurs représentations

planning de jeu

Spectacle nocturne, durée : 1h15

loges

Loges (50 m2) sécurisées et correctement éclairées sur le lieu de représentation

IMPORTANT : équipée d'une machine à laver de 5 kg et d'un lavabo (avec lumière), de 2 alimentations électriques de 16A, de douches, toilettes, tables (8m linéaires), 10 chaises, 2 portants et miroirs

Catering dans les loges avant la représentation : boissons chaudes et froides, pain, fromage, jambon, fruits, biscuits et des grandes bouteilles d'eau.

Les loges seront nécessaires 2h après la représentation.

divers

Hébergement calme au centre ville (proche du lieu de spectacle) 
pour 12 personnes
Hôtel ** minimum (12 singles) 
Pour les repas, une personne ne mange pas de viande ni de produits laitiers et une autre ne mange pas de produits laitiers

dates passées

En France  

Quelque p'Arts..., Scène Rhône-Alpes | C.N.A.R à Boulieu-lès-Annonay (07)

Saison du Théâtre de Vienne, Vienne (38)

Festival Friction(s) - Château Rouge, Annemasse (74)

Festival Furies, Châlons-en-Champagne (51)

Festival Les 3 jours du théâtre, Estagel (66)

Festival International de Théâtre de Rue, Aurillac (15)

Saison de La Rampe - La Ponatière, Echirolles (38)

Saison des Pronomade(s) - C.N.A.R., en Haute-Garonne (31)

Des Tas d'Urgences, Rousset les Vignes (26)


A l’étranger

Festival de Teatro y Artes de Calle, Valladolid (Espagne)

Europäisches Strassentheater Festival, Detmold (Allemagne) 

 

 

 

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