Les lits Kumulus

projets singuliers

présentation

Et si on inventait un événement ensemble ?

1995 Festival intérieur rue
1995 la Saint-Gaudingue codirection ville de Saint Gaudens / Kumulus
1999 Enlèvement demandé à Saint-Gaudens et Carbone coréalisation le Phun / Délices Dada / Kumulus
2004 Le rallye des dix manches Création dans le sud de la Drôme
pour 200 spectateurs et 48 voitures signé Délices Dada / Kumulus
2007 Le parcours campagnard

presse

Le Parisien - 02 mai 1995

Céline Nony

Avis de Kumulus sur la capitale

Les artistes de rue font bouger les frontières, celles de l’art confronté à la ville et son public. L’éclectisme des formes fait voler en éclats les préjugés, alors dehors peut-être dedans, non ? Il n’y a plus de portes, entrez. Entrez au théâtre du soleil d’Ariane Mnouchkine ; Il s’y déroule, jusqu’à la fin du mois de mai, un festival hors norme. Intérieure rue, ce sont treize compagnies de rue qui investissent un lieu parisien. Pour la première fois.
« Je voulais travailler dans une salle, alors j’ai lancé des perches ; et je me suis fait jeter. Un mur s’est élevé et m’a donné l’impression que nous ne faisions pas le même métier. » Artistes conventionnels et artistes de rue sont-ils si différents ?
Ce constat navrant, Barthélemy Bompard le refuse. Directeur artistique de Kumulus, une compagnie de rue qu’il a fondée en 1986, Barthélemy est l’initiateur du festival. Il veut briser le mur, faire en sorte que le théâtre de rue soit enfin reconnu par la capitale.
Torchon et serviette
« En dehors des animations autour de Beaubourg, qui réunissent essentiellement des mimes ou des musiciens, nous n’existons pas à Paris, poursuit-il. Il y a bien eu une tentative aux halles, il y a quelques années. Elle a capoté. »
Ariane Mnouchkine ouvrant les portes de son théâtre à la Cartoucherie (XIIe), il va être possible de découvrir ce travail spécifique, travail d’acteur avant d’utiliser une structure ou un décor, manière différente d’interpeller un spectateur.
« Nous prouverons qu’un torchon et une serviette peuvent réussir des trucs ensemble, plaisante Barthélemy Bompard. Que la rue peut investir un lieu parisien. » il a choisi parmi les gens qu’il apprécie, treize compagnies disponibles. « On se lance dans une aventure de gens complètement dingue, dit-il. Sans thunes, on veut réaliser le festival le plus long de France. Un mois, c’est plus qu’à Avignon.»
Arts plastiques, musiques, déambulations, créations théâtrales et textes d’auteur sont au programme, à raison de deux spectacles par soirée. « Il ne manque que la danse, regrette Barthélemy. Pour le reste, nous nous rejoignons tous sur le fond. Nous traitons beaucoup de l’absurde, de l’enfermement social, de la folie. » Absurdes et folles, ces compagnies ne le sont pas. De la création d’un festival ponctuel, elles rêvent aujourd’hui de le pérenniser en une biennale, où le lieu changerait. Pour ne pas s’installer de manière institutionnelle.

 

photos

Parcours campagnard – 2007
Photos ©Jean-Pierre Estournet (photo NB), Vinciane Dofny (photos couleur)

Parcours campagnard Parcours campagnard
Parcours campagnard Parcours campagnard
Parcours campagnard Parcours campagnard

La Saint-Gaudingue - 1995 - Photos © Jean-Pierre Estournet

La Saint-Gaudingue La Saint-Gaudingue
La Saint-Gaudingue La Saint-Gaudingue La Saint-Gaudingue

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